Plan rouge à Laffrey

Plan rouge à Laffrey
Au moins 26 pélerins polonais ont été tués et 14 autres gravement blessés lorsque leur autocar s'est écrasé dimanche matin dans un ravin à Vizille (Isère), avant de prendre feu, selon un bilan encore provisoire des pompiers.

Le car immatriculé en Pologne transportait 50 personnes dont 47 pélerins, deux chauffeurs et une accompagnatrice originaires de la région de Szczecin (nord-ouest de la Pologne), qui revenaient du sanctuaire marial de Notre-Dame de la Salette (Isère) quand l'accident s'est produit, sans doute dû à une vitesse excessive et à un problème de freinage.

Le car roulait sur une portion particulièrement raide de la Route Napoléon (RN85), interdite aux transports en commun, sauf dérogations.

"Ce car n'aurait pas dû se trouver là", a affirmé le Premier ministre François Fillon, en marge de sa visite sur les lieux de l'accident dimanche après-midi: "si la règle avait été respectée aujourd'hui, il n'y aurait pas de morts".

Dans la descente de Laffrey où a eu lieu le drame, "j'ai vu 11 panneaux d'interdiction pour les bus et les camions, dont un panneau énorme sur lequel était écrit +strictement interdit aux bus et aux camions+", a renchéri le ministre de l'Ecologie, chargé de la sécurité routière, Jean-Louis Borloo, qui s'est lui aussi rendu sur les lieux de l'accident puis à l'hôpital.

"On va se pencher sur la législation, mais il est trop tôt pour dire si le car était en infraction ou pas", a de son côté souligné le procureur de la République de Grenoble, Serge Samuel.

L'accident a fait, selon un bilan encore provisoire, 26 morts, 14 blessés graves et 10 blessés légers.

Le président Nicolas Sarkozy et son homologue polonais Lech Kaczynski sont arrivés à 19H50 au centre hospitalier de Grenoble pour rendre visite aux blessés. La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, s'est également rendue à leur chevet.

Le car a plongé dans le lit d'un torrent à Vizille, au pied de la dangereuse descente de Laffrey, connue pour son fort dénivelé et ses nombreux accidents.

Selon des motards qui le suivaient, il roulait à 70 km/h depuis un certain temps, avec les feux stop allumés, et des étincelles jaillissaient du véhicule, a rapporté le procureur, en précisant qu'une enquête judiciaire en flagrant délit pour homicides involontaires avait été ouverte.

Le car a pris de la vitesse à la fin de la descente, où la pente atteint 14%, avant de manquer un virage et de basculer par-dessus le parapet, a ajouté M. Samuel. Il a terminé sa course une quinzaine de mètres plus bas, sur les berges de la Romanche.

Des traces de freins étaient visibles sur la route, a constaté une journaliste de l'AFP, alors qu'il ne restait du car, qui s'est embrasé sur le coup, qu'une carcasse de métal calcinée au milieu d'un champ couvert de bagages et valises éparpillés.

Le chef de l'agence qui organisait le voyage, Marcin Szklarski, a affirmé que l'autocar appartenait "à la société d'un ami du curé" de la paroisse des fidèles qui participaient au voyage.

"Ce transporteur nous a assuré que son autocar Scania, datant de 2000, avait subi avec succès des tests techniques en Allemagne, il y a trois semaines", a-t-il déclaré.

Le groupe, composé de fidèles âgés de 40 à 70 ans, rentrait en car en Pologne après avoir été à Fatima (Portugal) et à Lourdes.

Tout l'après-midi, des fidèles ont prié pour les victimes dans le nord-ouest de la Pologne, en deuil, où plusieurs veillées funèbres étaient organisées dimanche soir en mémoire des pélerins.

Ceux-ci avaient fait une halte dans la nuit de samedi à dimanche à Notre-Dame de la Salette (Isère), lieu de pélerinage situé à 1.800 m d'altitude et où la Vierge serait apparue à deux enfants en 1846.

De nombreux accidents sont survenus sur cette route connue pour son fort dénivelé, et interdite aux camions et autobus ne possédant pas un triple système de freinage qui empêche un échauffement des freins.

La plupart des camions et des bus disposent de ce système qui existe depuis une quinzaine d'années. L'enquête devra déterminer si le bus polonais était équipé de ce système, a expliqué le lieutenant-colonel de gendarmerie Thierry Rousseau.

L'accident le plus grave sur cette portion de route s'est produit le 18 juillet 1973, faisant 43 morts et 6 blessés retirés d'un car belge.

# Posté le lundi 23 juillet 2007 05:36

Chiffre de 2006

Chiffre de 2006
Les sapeurs-pompiers, qu'ils soient militaires, professionnels ou volontaires, ont réalisé plus de 3,8 millions d'interventions en 2006, dans lesquelles 11 d'entre eux ont perdu la vie.

Ces 3.827.300 interventions, soit une toutes les huit secondes, sont en augmentation de 4% par rapport à l'année précédente et concernent en grande majorité le secours à victime et l'aide à personne (plus de 2,4 millions soit 64% du total).

Alors que ce secteur augmente de 7%, les autres domaines d'intervention reculent: -5% pour les incendies (359.300 interventions), -3% pour les accidents de la route (308.100).

Face à cette augmentation des interventions, le nombre de sapeurs-pompiers connaît une légère érosion: ils étaient 252.400 en 2006, contre 254.000 en 2005.

Les militaires qui oeuvrent au sein de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris et de la brigade des marins pompiers de Marseille comptent 12.200 membres (11.800 en 2005) et représentent 5% des effectifs.

Les civils se répartissent entre les 38.100 (37.800 en 2005) sapeurs-pompiers professionnels (fonctionnaires territoriaux dont c'est le métier, 15%) et 201.800 (204.000) sapeurs-pompiers volontaires qui exerce à côté un autre métier (80%). Parmi eux, 11% sont des femmes.

# Posté le vendredi 22 juin 2007 16:38

S.P.

S.P.
Souvent appelés, souvent sollicités, mais assez rarement remercier, les Sapeurs Pompiers font de leur vie, votre survie et votre bien être, on voit de tout quand on est Pompier, des gens qui sautent par la fenêtre, des personnes qui n'en pouvait plus de la vie et qui laisse juste en souvenir une simple lettre ...

Le Sapeur Pompier, ne peut s'approprier tout ces gestes de détresses, il le fait par passion de son métier, des interventions difficiles s'ajoute à son quotidien, on lui reproche souvent la mort de son prochain, alors qu'il n'y peut rien ...

Chaque année des membres de cette grande famille partent en accomplissant leur devoir, ils laisse derrière eux leurs familles, leurs enfants, mais aussi la passion du feu et du dévidoir, éteindre ces maisons ou ces forêts qui flambent jusqu'à très tard dans la nuit, mais tout cela n'est dû au fait qu'au fond de lui, il s'était promis de respecter en devenant Sapeur Pompier jusqu'au bout ces devise :

"Courage et dévouement"

# Posté le mardi 10 avril 2007 14:35

CS de Marcillat-en-Combrailles

CS de Marcillat-en-Combrailles
Un soir de l'été 2003, la caserne bourbonnaise de Marcillat-en-Combrailles (03) est la proie de flammes qui se propagent à grande vitesse. Ni les SP volontaires locaux, ni les renforts ne pourront empêcher son entière destruction. Mais loin de se laisser abattre, les volontaires se promettent alors de remettre sur pied un nouveau centre dans les 48 heures. Récit d'une mésaventure à double détente.

Vendredi 27 juin 2003, vers 22 heures, à Marcillat-en-Combrailles, petite commune du sud-ouest de l'Allier, quatre camarades sapeurs-pompiers de retour d'intervention sont attablés au foyer de leur caserne en train de discuter. Et, soudain : « il y a eu une coupure d'électricité, confie le lieutenant Christian Henri. Sorti dehors pour aller chercher ma lampe, j'ai aperçu des lueurs à travers les carreaux opaques de nos locaux ; je me suis approché et j'ai alors vu qu'il y avait le feu ». La caserne de Marcillat, c'est un condensé de toutes les valeurs qui se rapportent à l'esprit sapeur-pompier. C'est un centre que les SP volontaires ont eux-mêmes construit en 1974 à partir des locaux d'une ancienne gare. Les sapeurs-pompiers maçons, électriciens, plâtriers ont uni leurs forces pour faire de cet endroit, dont personne ne voulait plus, la nouvelle maison des forces de secours. Et depuis trente ans, dans le pays de Combrailles, à la lisière de l'Allier, de la Creuse et du Puy-de-Dôme, les sapeurs-pompiers de Marcillat défendent leur village avec d'autant plus d'engagement et de conviction qu'ils ont leur propre lieu bien à eux pour se retrouver. « J'ai crié à mes trois copains qu'il y avait le feu dans la remise. J'étais sûr à ce moment-là qu'on allait pouvoir coiffer le feu avec les extincteurs. Seulement une fois ouverte la porte entre les vestiaires et la remise, il nous a été impossible de rentrer tellement les fumées étaient épaisses ! J'ai bien essayé d'atteindre la portière du fourgon en vue de le faire démarrer pour défoncer la grande porte de devant... mais les gars m'ont tiré in extremis en me disant que j'allais y rester ».

Impuissants devant la caserne en feu


Le soleil est alors en train de se coucher sur un village plongé dans la torpeur d'un été de canicule. Les fenêtres ouvertes des maisons en recherche d'air laissent se répandre les premiers appels à l'aide. « J'ai été appelé par la secrétaire de mairie qui, habitant juste derrière la caserne, a pris peur en entendant des explosions, et m'a demandé si je pouvais aller voir ce qui se passait », se souvient l'adjudant-chef Gérard Cluzet. « Je suis descendu et j'ai vu les collègues se démener devant l'incendie. En un quart d'heure, tout l'effectif de la caserne était réuni, éprouvant un même terrible sentiment d'impuissance face à ce feu gigantesque qui dévorait notre caserne. » Les quatre premiers sapeurs-pompiers témoins du drame se démènent tant bien que mal. « On n'a pu accéder à aucun moyen de matériel incendie, explique le lieutenant Henri. La seule chose qu'on a pu faire c'est de ramasser deux malheureux tuyaux qui séchaient. On a les a branchés sur une bouche de lavage, et on a commencé à arroser... Il faisait chaud, j'étais en short debout sur la fenêtre et j'arrosais... il y avait de grosses explosions, cela pétait fort, et les gars me disaient de descendre... je leur répondais : c'est pas grave, ce sont les pneus qui pètent... mais il s'est avéré que non, ce n'étaient pas les pneus, mais les bouteilles d'ARI gonflées à 300 bars qui explosaient à l'intérieur du fourgon ! »

Mouvements de solidarité


Le chef du centre de Marcillat, le capitaine Jean-Marc Lagoutte, est alors sur la route du retour de Moulins où il travaille comme directeur d'une Mutuelle. « La femme de mon adjoint m'appelle en me disant de faire au plus vite car la caserne est en train de brûler. Sur le coup je n'ai pas pensé à notre bonne vieille caserne mais au nouveau centre qui était en cours de construction. Pour moi comme pour tout le monde, c'était une ancienne gare, un véritable monument, elle ne pouvait pas brûler. On n'imaginait pas une seconde qu'une bâtisse tout en pierres de taille puisse brûler comme cela en dix minutes ! » Très rapidement, la population se rend sur les lieux et offre ses services. Choqué par la scène, chacun veut se rendre utile, les uns en apportant de l'eau, les autres en réconfortant les sapeurs-pompiers dans le désarroi. Un élan de solidarité s'organise. Puis ce sont les fourgons des centres voisins qui interviennent et circonscrivent un sinistre qui a tout englouti : bâtiment, véhicules et matériels. Vers une heure et demie du matin, les sapeurs-pompiers des casernes d'Evaux-les-Bains venus de la Creuse, de Pionsarde, de Néris-les-Bains, de Commentry et de Marcillat étaient toujours présents sur les lieux.... « Il y a vraiment des choses bizarres qui se sont déroulées, confie le capitaine Lagoutte, pendant l'intervention je leur ai fait arrêter leur porte-lance parce que j'avais l'impression qu'un véhicule tournait. Il y en a un qu'on n'arrivait jamais à faire démarrer et comme par hasard, en plein feu, il s'est mis en route. Son klaxonne a déchiré le silence et fait pin-pon pendant une bonne seconde. C'était aberrant. En fait, les experts nous ont expliqué que les gaines en plastique ont fondu, facilitant ainsi le contact des fils. On a tous eu la chaire de poule car ce véhicule était celui que dorlotait un de nos collègues mort un an auparavant... on s'est dit qu'il nous faisait un petit coucou de là haut. »

Un centre à nouveau opérationnel en 48 heures

Il n'en fallait pas plus pour que les sapeurs-pompiers de Marcillat se mobilisent et resserrent les rangs. Là où d'autres auraient flanché, baissé les bras, dégoûtés devant un tel coup du sort, ils décident de donner un coup de menton au destin et se promettent de remonter un centre afin d'être opérationnels d'ici au lundi ! Les sapeurs-pompiers du groupement Sud de l'Allier jouent à plein la mutualisation en leur donnant matériel et véhicules, en l'occurrence un VSAB et un fourgon de réserve. Mais encore faut-il les rassembler et les protéger sous un toit... Le père d'un des sapeurs-pompiers met alors à disposition un hangar pouvant servir de caserne provisoire.

Et pendant 48 heures, les dix-sept volontaires de Marcillat présents (trois d'entre eux étant en vacances) vont exprimer leur savoir-faire et leur talent : les sapeurs-pompiers charpentiers, couvreurs, plombiers, maçons se relayent pour faire du hangar un endroit opérationnel. La caserne était déjà en construction. « Pendant 48 heures, on a tous bossé sans compter !, témoigne le capitaine Lagoutte, les femmes de pompiers se sont beaucoup mobilisées en nous préparant les repas par exemple. On se retrouvait tous ensemble chez moi pour manger le midi et le soir, maris, femmes et enfants, afin d'évacuer la pression et la fatigue... On en avait besoin ; cela nous a servi de cellule psychologique ». Pari gagné : le chantier est achevé le dimanche soir. Dans la foulée, le sénateur-maire Barrot officialise la continuité du service en coupant le ruban d'inauguration devant le hangar-caserne. Le soir même, éreintés et meurtris, ils sont trente-sept à se réunir chez le capitaine Lagoutte pour fêter leur victoire sur le sort.

Le nouveau CS

Les peintures au pastel accrochées au-dessus du bureau du chef de centre rappellent en quelques traits la fière allure de l'ancienne caserne. Depuis qu'ils ont intégré leurs nouveaux locaux le 1er octobre 2003 après trois mois passés dans le hangar aménagé, les sapeurs-pompiers ont eu le temps de surmonter, de « digérer » l'incendie du CS, ce qui ne leur empêche pas pour autant d'en conserver un souvenir ému. Ils se devaient de toute façon de réagir positivement. Dans ce petit centre rural aux confins de l'Allier, à 600 mètres d'altitude sur les contreforts du Massif central, les vingt sapeurs-pompiers à l'effectif ont à défendre un secteur accidenté particulièrement sensible. Le bassin de risques couvre neuf communes (3 600 habitants) dont la plus éloignée est distante de 20 kilomètres. « Nous ne faisons peut-être que vingt-cinq accidents de voiture dans l'année, mais ils sont souvent très graves, en raison du caractère accidenté, sinueux, de nos routes. Particulièrement en hiver où la praticabilité est très difficile. C'est pourquoi nous avons un FPTSR. »

Dans la nouvelle remise lumineuse, on retrouve également un VSAB, un CCF (les Combrailles, très feuillues, sont une des trois zones à risque feu de forêt du département), une VL, une motopompe roulante. La moyenne d'âge de l'effectif qui assure les deux cents sorties par an est d'environ quarante ans. Une cinquantaine de sapeurs-pompiers se sont succédé depuis la création du corps en 1972. A l'époque, le capitaine Lagoutte, considéré par ses hommes comme le dernier des Mohicans, était le plus jeune de l'effectif.

# Posté le samedi 31 mars 2007 07:06

3¤50

Je crois que la vidéo est assez explicite...

3¤50 correspond à la vacation d'une heure de garde posté pour un SP 2nd classe. (en claire, un 2nd classe qui monte une garde est payé 3¤50 de l'heure)


Pour tous ceux qui me demande d'envoyer la vidéo:
Recherchez dans les vidéos Google, pompiers + 3¤50.

# Posté le samedi 06 janvier 2007 15:42

Modifié le dimanche 19 août 2007 15:38